Outsourcing offshore Madagascar devance l’ile Maurice

Outsourcing offshore Madagascar devance l’ile Maurice

Dernièrement, après avoir remis en place l’ordre constitutionnel à Madagascar, le président Hery Rajaonarimampianina vient d’inviter de nouveau les étrangers à investir davantage sur l’île Rouge.

Cependant, pour l’île Maurice, c’est tout à fait autre chose. En effet, si la Grande île commence donc à s’épanouir dans le marché, elle deviendra une grande concurrente pour l’île Maurice en matière d’externalisation offshore. Comme le taux directeur sur cette dernière en matière de monnaie est à 4,65%, les investisseurs pourraient vite se tourner vers Madagascar. Le but du BPO est effectivement la réduction au maximum des coûts opérationnels. C’est la raison pour laquelle, à cause de la valeur de la roupie, la majorité des sociétés veulent effectuer une délocalisation vers plusieurs autres pays où la valeur monétaire n’est pas très forte. Si les autorités ne tiennent donc pas compte de ce phénomène en essayant de trouver les solutions adaptées, Madagascar pourrait bel et bien devenir un concurrent direct de l’île Maurice sur le marché francophone si l’île ne fait pas de lui un allié. Actuellement, la rédaction web, la modération de contenu et tout ce qui est télé-assistance s’externalisent vers la Grande Ile.

La SFR préfère Madagascar plus que le Maroc

Il a été prouvé que Madagascar attire plus les étrangers que n’importe quel autre pays. En effet, ici les ressources ne manquent pas. Voilà que même la SFR souhaite transférer sa hotline marocaine vers Madagascar. Ce qui va sûrement supprimer quelques emplois. Mais apparemment l’opérateur mobile français ne semble ni confirmer ni infirmer ce qui a été dit en guise de rumeurs. Youssef Chraibi, le président de l’AMRC a annoncé que bien que SFR compte battre en retrait dans son pays, ce n’est pas pour autant que cela aura une grande incidence sur le secteur. Il a affirmé que bien que ce secteur va être entièrement émergé au Maroc, il ne disparaîtra pas en France et n’aura pas d’impact sur l’emploi au Maroc. Notons que ce dernier draine actuellement 50% de l’offshore francophone en totalité. Toujours selon Youssef Chraibi, la création d’emploi est toujours de plus en plus courante chaque année dans le pays avec une croissance de 5% depuis ces deux dernières années. C’est pourquoi, pour qu’un tel mouvement de retrait soit définitivement enrayé, la seule solution serait alors d’installer des zones franches défiscalisées. Afin de fixer les opérateurs étrangers, le Maroc opte alors pour la baisse des coûts télécoms pour les liaisons internationales en passant un accord avec l’OFPPT pour une formation de langue. Youssef Chraibi n’est pas du tout inquiet. Il pense même que l’externalisation va bientôt s’intensifier au fil des années et au profit du Maroc. Quoi qu’il en soit, la bataille sera rude dans l’Océan Indien pour cette année et celles à venir pour ce qui est de l’externalisation offshore.

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