Externalisation offshore Madagascar, première destination dans l’océan indien

Externalisation offshore Madagascar, première destination dans l’océan indien

Avec le retour à l’ordre constitutionnel, la confiance des opérateurs envers Madagascar commence à revenir. Après quelques années d’incertitude, le secteur de l’outsourcing vers la grande île se recompose. Parmi ses concurrents directs en matière de BPO, l’île Maurice se sent particulièrement concernée par cet éveil inespéré. Cette île voisine se méfie surtout puisqu’en termes de prix, l’île rouge serait nettement plus attractive. Zoom sur le géant de l’externalisation de l’Océan Indien.

Relance économique pour Madagascar

Après des élections qui se sont déroulées sans problème, Madagascar retrouve la sérénité. Le pays du « moramora » a aussitôt lancé son appel pour les investisseurs étrangers. Pour rappel, après le textile, l’outsourcing fut l’un des secteurs porteurs dans le pays avant la transition. Dorénavant, l’heure est à la relance. Les principaux acteurs du BPO sur place ont aussitôt retrouvé leurs marques. Il suffit d’aller sur les sites de recrutement pour voir à quel point le domaine de l’externalisation est demandeur de main d’œuvre.

L’éveil du secteur de l’externalisation

Dernièrement, le salon des métiers du web s’est tenu dans la capitale. Ce grand rassemblement baptisé « The Web industry » par ses initiateurs a vu la participation des principaux opérateurs BPO présents dans l’île.

Les organisateurs estiment à 70 le nombre des entreprises de droit malgache qui se sont consacrées aux métiers du web. Elles sont actives dans le domaine de la rédaction et de modération de contenu, de la téléassistance, du webdesign et de l’animation 3D.

Si l’on peut dresser un bilan de ce grand meeting : c’est que les acteurs de l’externalisation sont confiants.

L’externalisation à Tananarive : moins chère et plus qualifiée

Signe d’une économie en pleine restructuration, le cours de l’Ariary relativement bas reste un grand atout pour les entreprises d’outsourcing présentes dans la grande île. Dans le même moment, la main-d’œuvre locale a acquis un niveau de qualification respectable. Le français, sans être une langue maternelle reste la langue scolaire, du travail, de l’administration et des médias. À ce point, le pays devance même le Maghreb et l’Europe centrale.

L’île Maurice dans la visée ?

Les prestataires BPO de l’île Maurice se sentent particulièrement visés par cette reprise d’activité. Une fois la voile d’incertitude et de mauvaise publicité sur Madagascar levée, le grand voisin redevient attractif. Port-Louis a surtout à craindre au niveau des tarifications. En effet, le taux directeur de 4,65% applicable à l’île Maurice ne laisse pas beaucoup de marge pour les clients. La roupie trop forte perd face au généreux Ariary malgache.

Il y a de cela quelques années, l’île Maurice était la destination privilégiée de l’outsourcing pour les clients francophones et anglophones. La petite île a vécu amèrement une vague de relocalisation. On se souvient encore de toutes ces plateformes françaises qui ont plié bagage du jour au lendemain. Elle se retrouve à nouveau en face d’une autre menace de taille : Madagascar et ses centaines de milliers de jeunes francophones à la recherche d’emplois.

Il ne reste plus à ce paradis de l’Océan Indien qu’à nouer des partenariats avec les Malgaches. D’ailleurs, des plateformes d’entreprises mauriciennes emploient déjà des agents malgaches à Antananarivo.

Comments are closed.